rencontre et entretien avec un professeur des collèges taxidermiste amateur
L’interviewé est un amateur de taxidermie, résidant dans une commune de la région Lamballe-Armor. Dès l’enfance, il a été passionné par cette activité. Dès les années 60, grâce notamment à une enseignante de maternelle, il a été séduit par cette méthode qui consiste à conserver des animaux. Dès l’âge de 9 ans, il débute cette passion sur des oiseaux, mammifères, etc.
Aujourd’hui pêcheur, il s’est tourné vers les poissons marins.
comment se passe concrètement la naturalisation des poissons ?
« Tous les poissons de cette collection sont naturalisés. L’ichtyotaxidermie se pratique en prélevant la peau du spécimen. Celle-ci est nettoyée, désinfectée et traitée pour devenir imputrescible. Une forme en polystyrène extrudé est sculptée, réplique exacte du corps du poisson. La peau est ensuite collée sur le corps factice et finement cousue afin que la couture soit la moins visible possible. Les nageoires sont maintenues entre des morceaux de carton pendant le séchage. Des yeux en verre sont réalisés et placés dans les orbites. Le poisson est ensuite repeint à l’aérographe pour retrouver ses couleurs d’origine qui disparaissent lors du traitement. Enfin, une couche de vernis transparent redonne au poisson son brillant naturel.»
projets et perspectives
En écoutant l’interviewé, on perçoit à quel point cette personne est passionnée. Mais au-delà de cela, existent-ils d’autres projets en vue ?
L’interviewé explique : « En 2010, lors du festival Nature-Armor, j’ai rencontré un exposant spécialiste des coquillages. Depuis, nous faisons tandem lors de différentes expositions sur le thème de la nature et de la mer. »
Cette double passion a donné une idée : « Effectivement, nous aimerions trouver une salle d’environ 200 m2 afin d’exposer l’ensemble de nos collections. Notre territoire, avec son initiative Lamballe Terre et Mer, se prête tout à fait à l’idée d’un espace réservé à une exposition permanente sur ce sujet. Pour cela, nous avons déjà contacté de nombreuses municipalités en bord de mer comme Pléneuf-Val-André, Erquy, etc., ainsi que Lamballe. Nous avons appuyé cette demande par un dossier décrivant le projet. Mais pour l’instant, vu les circonstances politiques (élections municipales reportées) et la crise sanitaire, les réponses sont en stand-by. Votre article sur le Groupe J’aime Lamballe pourrait peut-être nous aider à trouver une solution favorable à ce projet.»
Le problème serait sans doute l’obtention d’une salle permanente pour cette exposition ?
« Oui, je le pense. Pour autant, cela donnerait une vitrine formidable pour notre territoire désormais nommé Lamballe Terre et Mer. À chaque exposition réalisée, nous enregistrons de nombreuses visites et beaucoup de visiteurs sont fans de ce projet d’une salle permanente sur notre territoire. »
C’est une belle idée, et les élus des différentes communes proches du groupe ou du site J’aime Lamballe sont invités à en tenir compte.
Merci à l’interviewé d’avoir partagé sa passion et d’avoir informé sur ce projet qui pourrait être très intéressant pour le territoire.


