La suite de la page Facebook

« La parole à …Rencontre avec Stéphane De Sallier Dupin , jeune militant et élu de notre territoire « La Parole est à vous …Sujet : « être jeune militant aujourd’hui ! »

Écrit par Gilles Boulin
Affichages : 1458
Catégorie :
Question pour un jeune militant politique ou un élu !?
 
« La parole à …Rencontre avec Stéphane De Sallier Dupin , jeune militant et élu de notre territoire « La Parole est à vous …Sujet : « être jeune militant aujourd’hui ! »
Nous précisons aussi que le groupe Facebook et notre association sont indépendants de tout appareil politique. ..... Indépendant, et non apolitique comme nous avons pu l'entendre. C’est pour cela que Je donnerai la parole s’ils le souhaitent également ,à tous les élus qui suivent notre groupe Facebook j'aime Lamballe .Comme promis voici la suite de mes interviews avec aujourd’hui les mèmes questions à Stéphane De Sallier Dupin , militant « Les républicains » et élu bien connu sur notre territoire.
Au terme « militant » il préfère engagement que ce soit dans la vie associative ou personnelle. Je vous invite donc à suivre cette interview, à la quelle il a bien voulut répondre .Malgré un emploi du temps chargé au vu de l’actualité .Il faut dire que Stéphane est également attaché parlementaire de notre député de circonscription.
 
1 ) Pouvez-vous me raconter votre histoire en tant que jeune et militant ?
Jeune, je ne le suis plus depuis un certain temps. Militant, je l’ai toujours été dans le sens où j’ai toujours été engagé depuis près de 40 ans. Mais au mot militantisme, je préfère le mot engagement. Militer vient du mot latin “militare” c’est-à-dire “être soldat, faire son service militaire» ou par extension “faire la guerre”. S’engager vient du mot franc “gage”, “Donner un gage” C’est-à-dire, en quelque sorte, “donner”, “se donner”. A faire la guerre, je préfère se donner. Je me suis engagé très tôt dans le scoutisme à Lamballe puis à Saint-Brieuc, dans l’action humanitaire, notamment en Pologne, dans la vie syndicale à l’université, à Brest puis à Rennes, dans la vie militaire puisque j’ai prolongé mon service militaire et que je reste réserviste, pius je suis entré dans la vie politique sans m’être engagé dans un parti politique avant l’âge de 34 ans. Je conçois également ma vie de famille comme une forme d’engagement.
 
2) Quelles sont les raisons qui vous ont incitées à vous lancer en politique au sein d'un appareil politique ?
On ne s’engage pas tout seul, on s’engage pour les autres et avec les autres. Notre société crève de l’individualisme. L’individualisme, c’est l’isolement, une forme d’égoïsme qui condamne à la solitude. L’homme ne vit pleinement qu’au sein d’une communauté. C’est un animal social, ou, selon la traduction, un animal politique, écrivait Aristote 400 ans avant notre ère. Être libre, ce n’est pas être seul, c’est choisir de quoi ou de qui nous voulons être dépendants. On ne fait pas de politique de façon solitaire. Cela n’existe pas. On peut faire de la politique au sein d’une collectivité avec d’autres élus et tous les concitoyens d’une commune - je suis élu à Lamballe-Armor et Lamballe Terre et Mer depuis 2008 - d’une Région - je suis élu au Conseil régional de Bretagne depuis 2010 où je préside la Commission des finances.
Mais on peut également faire de la politique au sein d’un parti politique. J’ai longtemps hésité avant de m’engager dans un parti politique. Comme beaucoup, je considérais les partis politiques comme des “paniers de crabe”. En m’engageant à l’UMP puis aux Républicains, sans être naïf sur la violence de la vie politique ou sur les “coups bas” propres à toute organisation humaine, j’ai découvert des amis que je n’aurais jamais rencontré autrement car nos routes ne se seraient pas croisées. Dans la tradition gaulliste dans laquelle je m’inscris, on appelle cela le compagnonnage. Ces “compagnons”, ne sont pas des clones. Nous ne pensons pas tous exactement la même chose, mais nous partageons deux ou trois choses essentielles, le désir de servir les autres, le goût de la liberté, l’amour de la France… Je craignais d’y perdre ma liberté de pensée. J’y ai trouvé des amis et je n’ai jamais eu à renier ce qui fait mes convictions. Je me sens respecté, même sur des sujets pour lesquels je peux être minoritaire au sein de mon mouvement politique.
 
3) Quels sont vos diplômes ?
J’ai commencé par une maîtrise d’histoire ce qui m’a permis de publier quelques textes sur l’histoire du Penthièvre. J’ai fait ensuite des études de communication à Angers. 10 ans après avoir commencé à travailler, j’ai fait un Master de management par la qualité dans une école de commerce à Bordeaux. Parallèlement, étant intéressé par les questions de défense, j’ai suivi les cours de l’École supérieure des Officiers de Réserve Spécialistes d’État-major et je suis devenu auditeur de l’Institut des Hautes Études de la Défense Nationale.
 
4) Que pensez-vous honnêtement de l'ambiance actuelle au sein notamment de l'assemblée nationale ?
Quand on n’a pas d’espoir on ne fait pas de politique. La France a failli disparaître à plusieurs reprises et s’est toujours relevée. Néanmoins, l’ambiance est mauvaise parce que plus personne ne s’écoute. Le propre d’une assemblée comme l’Assemblée nationale ou le conseil municipal de Lamballe-Armor, c’est que chacun puisse donner son avis sur un sujet précis, que l’on fasse évoluer le projet en fonction de l’avis des uns et des autres, que l’on vote pour prendre une décision et que la décision soit exécutée. Certains votent pour ou votent contre mais n’en sont pas ennemis pour autant. Aujourd’hui, on ne s’écoute plus, on se voit comme des ennemis et les décisions ne sont souvent pas exécutées. Les mots, les violences et les méthodes utilisées au sein de l’Assemblée nationale mais également par le Gouvernement, ne tiennent plus compte de cette nécessaire délibération. Quand plus personne ne s’écoute, quand on ne trouve plus de compromis, plus rien n’avance. C’est le cas aujourd’hui. Or, rester immobile quand tout bouge très vite et partout dans le monde, c’est suicidaire. Nous sommes arrêtés au bord de la route, les coureurs de tête sont passés depuis un moment, nous regardons passer le peloton, et nous restons au pied de notre vélo. Je connais l’Assemblée nationale depuis maintenant 20 ans. Jusqu’ici les partis s’opposaient mais les hommes et les femmes se respectaient. Je crains que ce ne soit plus toujours le cas. Entre ceux qui ne veulent que la Révolution, ceux qui ne pensent qu’à préserver leur pouvoir et ceux qui agitent les peurs, il n’y a plus de place pour l’intérêt supérieur du pays. Rassurez-vous, je ne crois pas que cela soit inéluctable, mais je pense que plus cet immobilisme durera, plus le retard sera difficile à rattraper.
 
5)Avez-vous d’autres choses à ajouter ?
J’invite tous ceux qui se sentent concernés par l’avenir du pays à ne pas hésiter à s’engager dans la vie associative d’abord et pourquoi pas dans la vie politique, quelles que soient leurs convictions. On ne trouve pas son bonheur dans l’isolement. C’est dans le don désintéressé d’elle-même que la personne humaine se trouve. L’engagement, c’est beaucoup de sueur, quelques coups pris ici ou là mais surtout une grande satisfaction, celle, à la fin d’une journée bien chargée, d’avoir peut-être fait un peu de bien.
 
6)comment vous contacter ? Adresse, mail, site et page Facebook mail :
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. Facebook : https://www.facebook.com/stephanedesallier/Twitter: @sdesallier Site : stephanedesallier.fr
 
En quittant Stéphane , je comprends que pour lui , être élu c’est avant tout servir ses concitoyens et suivre un engagement ! . Belles définitions en effet . En espérant toutefois que ces belles définitions ne soient pas ternies par le temps ,l’usure du pouvoir et la professionnalisation de la Politique...À suivre donc .
Faisons un vœu ! qu’il continue cet engagement En direct du terrain afin de ne pas être déconnecté de la réalité du terrain .
Après à chacun ses choix dans le secret des isoloirs !
 
Gilles Boulin